La Brosse Tazi : Le début d’un grand succès au Maroc

Abdelaziz Tazi se lance dans les affaires très jeune, après une expérience assez décevante en politique qui le mènera même en prison et qu’il laissa tomber au profit du commerce, après qu’il ait visité la France et où il a vu que l’avenir se trouvait dans l’industrie du plastique.
En 1954, Il a remarqué que les Marocains devraient avoir leurs propres brosses, adaptée à leurs cheveux. Il a démarré la production dans un petit local, où il vivait avec sa femme. C’était donc le point de départ de la création de son empire.
En créant sa propre brosse, 100% marocaine, il fera sa propre révolution : 12 millions de pièces sont vendues tous les ans, plus de 400 millions de pièces qui ont été vendues depuis sa création. Tout le monde l’appelle encore la “brosse Tazi” même si elle est produite par plusieurs fabricants.

Tout a commencé dans les années 60, ou monsieur Tazi a ouvert une modeste usine de création de jouets en plastique, qui se transforma en usine de création de brosse adapter à la chevelure des marocains.
Cette brosse aux différents atouts : petite, résistante, légère et abordable par tous a répondu à un réel besoin qu’avaient les marocains à cette époque, c’est pour cela que cette entreprise a monopolisé le marché pendant 35 ans.
La devise du manager a toujours été de produire le meilleur produit au meilleur prix, c’est ce qui représente l’une des plus grandes forces de son entreprise, c’est ce qui a fait que son prix et sa qualité n’ont pas changés durant les années. Son prix immuable relève de raisons sentimentales, ce produit était à l’origine de la fructueuse carrière de Mr. Tazi.
Les MRE ont eu un grand impact sur la commercialisation du produit au-delà des frontières marocaines, vu qu’ils s’approvisionnaient à chaque visite au Maroc.
Depuis, l’entreprise Richbond a accumulé les succès grâce notamment à l’obstination et à l’entêtement de ses dirigeants et non pas grâce à une quelconque vision ou stratégie comme le pense la plupart des gens.
Abdel Aziz TAZI a su saisir plusieurs opportunités en misant sur la diversification et en recherchant la synergie entre les différents produits de l’entreprise. Ce qui a poussé cette dernière à se lancer dans la production de mousse et donc d’éponge pour hamam mais qui n’a pas connu un grand succès au vu des habitudes des marocains qui n’utilisaient pas d’éponge pour se laver, ce qui a fait que la production a dépassé la demande et poussé l’entreprise à reconfigurer son outil de production et de le dédier à la production de banquettes et de matelas afin de rentabiliser son investissement, c’est pourquoi l’entreprise a dû intégrer le domaine du textile.
Aujourd’hui, l’entreprise prépare déjà ses successeurs, représentés en sa 3ème génération et qui
prendront la relève, et assureront la pérennité de cette dernière.
Si nous avons à répondre à la question : « qu’est-ce qu’un entrepreneur ?», il va sans dire que
Mr. Tazi en est un bon exemple.
Ce jeune entrepreneur très ambitieux, qui a commencé de rien, a bâti un empire, grâce à ses
aptitudes managériales, son génie, mais également son flair pour les opportunités et son courage
à prendre des décisions sans se préoccuper des conséquences et des risques qui les entourent,
sans oublié son entêtement et son obstination même quand il essuyait échecs sur échecs sans
jamais abandonner.
On en conclue, qu’un bon manager est celui qui ne considère pas les risques comme étant un
frein à la prise de décision qui mène au succès, mais plutôt une motivation pour faire les choses
de la meilleure façon possible.
En effet nous marchons tous sur des mètres carrés de diamants mais nous sommes bien trop
aveugles pour les percevoir car notre attention est rivée sur les modèles occidentaux qui ne sont
pas en adéquation avec la réalité que connait le modèle marocain. Il faut donc que nos cadres
modulent leurs ambitions pour trouver des réponses pertinentes adaptées aux besoins de leurs
propres pays, et doivent aussi apprendre à saisir les opportunités qui se présentent à eux.
Merci à :

El Mehdi HIBA
Imane RAHMOUNI