5 successful entrepreneurs au Maroc

5 successful entrepreneurs au Maroc

« Le succès et la réussite ne tiennent parfois qu’à une personne qui, un jour, a osé rêver un peu trop grand, et qui a eu le courage de mettre l’effort et le temps qu’il fallait pour que son rêve devienne réalité ».

Cas de Richbond :
Tout a commencé dans les années 60, ou monsieur Tazi a ouvert une modeste usine de création de jouets en plastique, qui se transforma en usine de création de brosse. Abdel Aziz TAZI a su saisir plusieurs opportunités en misant sur la diversification et en recherchant la synergie entre les différents produits de l’entreprise. Ce qui a poussé cette dernière à se lancer dans la production de mousse et donc d’éponge pour hamam mais qui n’a pas connu un grand succès au vu des habitudes des marocains qui n’utilisaient pas d’éponge pour se laver, ce qui a fait que la production a dépassé la demande et poussé l’entreprise à reconfigurer son outil de production et de le dédier à la production de banquettes et de matelas afin de rentabiliser son investissement, c’est pourquoi l’entreprise a dû intégrer le domaine du textile.
Il se lance dans les affaires très jeune, après une expérience assez décevante en politique qui le mènera même en prison et qu’il laissa tomber au profit du commerce, après qu’il ait visité la France et où il a vu que l’avenir se trouvait dans l’industrie du plastique.
La devise du manager a toujours été de produire le meilleur produit au meilleur prix, c’est ce qui représente l’une des plus grandes forces de son entreprise, c’est ce qui a fait que son prix et sa qualité n’ont pas changés durant les années. Son prix immuable relève de raisons sentimentales, ce produit était à l’origine de la fructueuse carrière de Mr. Tazi.
Depuis, l’entreprise Richbond a accumulé les succès grâce notamment à l’obstination et à l’entêtement de ses dirigeants et non pas grâce à une quelconque vision ou stratégie comme le pense la plupart des gens.
Aujourd’hui, l’entreprise prépare déjà ses successeurs, représentés en sa 3ème génération et qui prendront la relève, et assureront la pérennité de cette dernière.


Cas de koutoubia :
« J’étais le monsieur du terrain ; celui qui connaissait chaque petit détail de l’entreprise, qui avait des liens presque fraternels avec les membres de son équipe, mais je ne voulais rien imposer à mon associé. Je lui ai laissé le choix entre deux scénarios : me céder ses parts ou reprendre les miennes. Il a opté pour le premier. » Haj Tahar Bimezzagh On est en 1975‚ devant une toute petite boucherie à Tafraout‚ Agourram‚ gérée par un jeune garçon de 12 ans qui vient de quitter l’école pour un salaire de 250dh pour prendre le relais et apprendre le métier de son père‚ son grand père‚ et son arrière-grand-père‚ le métier de boucher.
Le petit garçon grandit‚ et ses ambitions aussi. Le déclic survint lorsqu’il remarqua que son fournisseur ne livrait pas dans les délais fixés‚ et que les marchandises n’étaient pas toujours les mêmes‚ c’est alors qu’il décida de devenir lui-même producteur. Il s’associe donc dans SAPAK (Société Anonyme des Palmerais de Koutoubia) en 1993‚ et il ne tarde pas à racheter les parts de son associé‚ en 1996. Et c’est ainsi que commença la gloire de la marque Koutoubia‚ chapotée par le Leader : Tahar Bimezzagh‚ La rigueur de son PDG et l’implication de tout son personnel, fit gagner à Koutoubia plusieurs trophées internationaux de la qualité…Actuellement Koutoubia produit plus de 8 millions de tonnes par an et approvisionne 70 % du marché marocain et avec pas moins de 60 produits différents.
Le Holding Koutoubia est organisé autour de 3 pôles d’activité qui sont l’élevage, l’abattage et la transformation des viandes Halal. Ce ne sont pas moins de 40 fermes d’élevages et de 7sites de productions qui leur permettent de détenir 70% du marché et de mener à bien leur mission : offrir à chacun la meilleure qualité dans le strict respect de l’hygiène.
Koutoubia dispose de son propre centre de recherche et développement et se targue d’avoir mis au point une gamme de plus de 500 produits : volailles entières, découpe crue, panée, marinée, charcuteries crues (saucisses…)


Cas de Kitea :
Au départ, une idée simple : proposer la modernité dans les foyers et les entreprises du Maroc, offrir du service et rendre l’acquisition d’un mobilier esthétique et fonctionnel accessible à toutes les couches sociales.
En 1992, la Société KITEA S.A. est créée. Amine BENKIRANE, est désigné Directeur Général et prendra en charge la gestion complète de cette entreprise. Le souhait et la vocation de KITEA était d’offrir aux marocains une offre complète de mobilier de maison et bureau aux meilleurs prix. 1 décennie plus tard, un constat est clair : les réseaux KITEA et Kshop ont séduits les marocains : 24 points de vente KITEA, et 16 points de vente K shop sur 15 villes du royaume. Mais l’ambition et la stratégie de développement du groupe ne se sont pas arrêtées là. Plusieurs années de réflexion, et d’études réalisées au Maroc et à l’étranger, ont accompagné des équipes pour se diriger vers un secteur encore vierge au Maroc : celui de la grande distribution de mobilier, vers une nouvelle génération de magasins KITEA, vers un nouveau concept : KITEA Géant. Cas de Dari Couspate :
« Je considère ces années vécues en Mauritanie comme historiques. Dans ce pays, je me suis imprégné de la culture sahraoui et acquis énormément de sagesse et a surtout renforcé les liens familiaux ».
Tout a commencé quand Mohamed Khalil est revenu de Mauritanie après y avoir passé 13 ans. Spécialisée dans l’agroalimentaire. La période passée dans ce pays n’a fait que renforcer son expérience et son acuité. À peine quelques mois écoulés, l’envie de se lancer dans un projet hantait son esprit. Il décide de mettre en pratique son expérience dans la production de pâtes alimentaires et couscous pour monter une petite affaire. Ainsi, Dari voit le jour en 1995 et si l’enseigne porte ce nom, c’est parce que son fondateur a voulu miser sur le fait maison pour promouvoir sa marque.
À l’époque, le marché du couscous industriel n’était pas très développé au Maroc, Mohamed Khalil a voulu saisir cette niche encore timide pour dévoiler au grand jour un produit à la fois de grande qualité et dans un emballage attrayant. Malheureusement, malgré tous les efforts fournis, le produit n’a pas pu percer le marché local. Pour remédier à cette situation inattendue, le producteur était contraint de se tourner vers un autre créneau, le vrac. En parallèle, la marque a continué son expansion à l’international.
En 2002, Dari innove et lance un couscous à l’orge (belboula), une première au Maroc. Le succès de ce nouveau produit est tel que la grande distribution s’est bousculée au portillon pour introduire Dari Couspate dans ses rayons. Cet innovation a donné un nouveau souffle à la marque.
En 2005, Dari Couspate est officiellement cotée en bourse et la marque est sous les feux de la rampe. La notoriété qu’elle a acquise durant cette opération lui a permis de propulser ses ventes.
Amine khalil : « L’innovation est devenue un axe principal dans la politique de l’entreprise, notamment après le succès qu’a connu le produit à base d’orge. Nous avons toujours été les précurseurs sur ce créneau. D’ailleurs, dans les jours qui viennent, un nouveau produit verra le jour. Il s’agit d’un couscous bio avec une double certification européenne et américaine. Nous restons aux aguets des attentes de nos consommateurs marocains et étrangers. Dans nos laboratoires, nous travaillons également sur des produits à forte valeur ajoutée. »


Cas groupe Rahal :
Aujourd’hui, le groupe est devenu une holding comptant à son actif six représentations régionales couvrant tout le Maroc, 20 entreprises et emploie 4 000 dans la restauration, l’agroalimentaire, la distribution et le tourisme…etc. On ne peut parler du métier de traiteur au Maroc sans citer le nom de Rahal.
L’histoire remonte à très loin, bien avant l’indépendance Rahal Essoulami, le père, s’est forgé une grande réputation d’homme brave et déterminé. Natif de Marrakech et orphelin de père à la naissance, il a connu la misère dès son jeune âge. A 8 ans déjà dans sa ville natale, il est obligé d’effectuer toutes sortes de corvées pour gagner sa vie et subvenir à ses besoins. Il travaille dans plusieurs domaines pour presque rien avant de décider, à 14 ans, de se rendre à la métropole économique tenter sa chance. Il rejoint alors ses frères et commence à travailler dans leur pâtisserie à l’ancienne Médina avant de pouvoir se mettre à son compte en 1946 en louant un magasin pour vendre des pâtisseries.
Saisissant toujours les opportunités, Rahal se lance en 1956 dans une nouvelle affaire et réussit à négocier de très bonnes conditions d’installation à la foire internationale de Casablanca. Il monte un restaurant où il commence à servir des plats marocains pour les visiteurs de la foire. C’est là qu’il recevra un jour la visite de feu Mohammed V qui le marquera à jamais. Pourtant, cette visite royale ne sera pas la seule. Le savoir-faire Rahal devient tel que sa notoriété dépasse les fêtes mondaines et atteint les événements officiels.
En 1978, Rahal et son fils aîné se rendront au palais pour répondre à l’invitation de Hassan II et se verront confier toutes les réceptions royales et officielles. A partir de ce moment, l’entreprise se structure (création de Manzeh Diafa) et des investissements importants sont réalisés dans le transport, l’équipement, les ressources humaines et la formation.
L’innovation et la qualité sont les clés les plus importants du développement du groupe Rahal. Aujourd’hui, la marque Rahal est représentée à l’international à travers les grands événements organisés, que ce soit pour le compte d’Etats ou d’ONG comme le Sommet islamique de Dakar, le Forum économique international Davos…ou pour le compte de particuliers comme les réceptions privées de chefs d’Etat, de hautes personnalités étrangères ou de stars internationales.
« Nous avons parcouru un long et glorieux chemin depuis la création en 1946 de la première entreprise du groupe par feu notre père et nous sommes fiers aujourd’hui de former un groupe avec autant de sociétés et de collaborateurs. Mais nous sommes aussi conscients des défis à relever pour maintenir notre leadership » Karim Rahal


« Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. » “Confucius”
Le succès et la réussite ne tiennent parfois qu’à une personne qui, un jour, a osé rêver un peu trop grand, et qui a eu le courage de mettre l’effort et le temps qu’il fallait pour que son rêve devienne réalité